Président J.-Paul Zimmermann
 
 

Article Dernières Nouvelles d'Alsace 26/10/2017

Le Sablé des Vosges, selon Jean-Georges Stoeffler à Barr
(D'après un article de Murielle Chappatte,Est Agricole janvier 2006)

Tous les jours, Jean-Georges Stoeffler consacre deux heures à ses animaux, et particulièrement à ses lapins Sablé des Vosges, un lapin né en Alsace.

Depuis qu'il est à la retraite il a tout loisir de s'adonner à sa passion, l'élevage d'animaux de basse-cour. Jeune membre de la société d'aviculture de Barr, il y rencontre Alfred Fritsch.  "A l'époque, il expérimentait des croisements : son but était d'obtenir un lapin de même couleur que le chat siamois, par un savant dosage des caractères des races zibeline rex, Chamois de Thuringe et Angora." Après six ans de travail et de sélection, il est parvenu à son but. Devenue stable, la race est homologuée en 1964 sous le nom de Sablé des Vosges.
 "Le Sablé des Vosges de Barr est parmi les races locales de lapins le seul à avoir été créé en Alsace", souligne avec fierté Jean-Georges. "Il se caractérise par un voile couleur café au lait. La pigmentation de la pointe des poils de couverture est plus ou moins accentuée, mais les extrémités -oreilles, pattes, queue et museau- doivent être plus foncées et bien marquées. Sa fourrure est dense, de bonne longueur et assez fine. En outre, c'est un lapin qui pousse bien et qui a une très bonne viande."
Lorsqu'il se lance dans l'élevage du sablé des Vosges, Jean-Georges a eu la chance d'avoir une bonne souche au niveau de la couleur : "En revanche, j'avais des problèmes de croupe osseuse, un critère éliminatoire aux expositions, et je n'arrivais jamais au poids idéal de 3 à 3,4 kg."  L'éleveur se met alors en quête d'animaux qui lui permettraient d'améliorer ces critères et d'avoir des sujets correspondant aux canons -au standard- de la race.
"J'ai du m'armer de patience.
Car en élevage, les choses ne viennent pas tout de suite et ne sont jamais définitives. On peut avoir de bons sujets pendant deux ou trois ans, puis une moins bonne descendance
."

L'expérience vient avec les années....

Il y a aussi l'expérience qui joue, elle vient avec les années, au contact avec des éleveurs chevronnés et grâce aux remarques du jury des expositions. Finalement, à plusieurs reprises, les sujets que Jean-Georges présente aux concours obtiennent des titres et notamment celui de champion de France en 1995 puis en 2004.
 "
On repère très tôt les sujets au bon potentiel dès qu'on les retire de leur mère, à l'âge de six semaines", explique l'éleveur qui sépare à ce moment les futurs champions de ceux qui ont des défauts éliminatoires : encoches aux oreilles dues aux mordillements de la mère ou encore ongles blancs. Les sujets prometteurs sont placés ensemble pendant un mois, puis chacun est mis dans une cage à part. La préparation proprement dite commence une quinzaine de jours avant l'exposition.

Mon orgueil d'éleveur.....

Pour Jean-Georges Stoeffler, pas question d'être éliminé à cause de la présentation : "C'est mon orgueil d'éleveur.  Mes lapins doivent être impeccables.
Il les nettoie, pare les ongles qui ne doivent pas dépasser la longueur des poils, débarrasse les pattes de leurs "gants de boxe", petites boulettes de saleté. Deux à trois jours avant le concours, les lapins sont à nouveau inspectés et brossés.  Jean-Georges à aussi deux ou trois petits trucs à lui pour que ses lapins présentent bien.
Une quinzaine de jours avant l'exposition, il ajoute dans leur ration quelques graines de tournesol, "pour rendre le poil plus brillant. Mais l'important est que le lapin ait toujours du bon foin."  De temps en temps, l'éleveur leur donne une carotte, en guise de dessert. Et il leur fait écouter la radio trois à quatre heures par jour, afin de les habituer au bruit.
"Les lapins sont des animaux très craintifs : s'ils sont paniqués, ils se tapissent au fond de leur cage et ne se présentent pas sous leur meilleure couture aux expositions. "
Enfin, il a toujours une petite caresse pour l'un, un petit mot pour l'autre….



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